La NON-MAISON Aix-en-Provence

« Je veux rester ici.

Les incas, (…) possédaient un passage souterrain dans leur demeure qui leur permettait d’accéder à un jardin secret, un jardin qui s’appelait en langue inca Nanankepichu ce qui veut dire la Non-Maison. »

Anaïs Nin, Le feu

Créée depuis mars 2000, par Michèle Cohen, LA NON-MAISON est la continuité des Domaines de l’Art 1989-1994 qui avaient pour vocation d’organiser des manifestations culturelles dans des lieux autres que des galeries ou des musées comme « Chine demain pour hier » en 1990, première exposition d’art contemporain chinois en occident avec Yan Pei Ming, Cai Guo-Qiang, Chen Zhen, Wenda Gu, Yong Huong Ping, « l’ARFIAC » (1994-1999) qui était ouverte sur les échanges internationaux, spécialement au Moyen-Orient, et sur les relations entre les arts visuels et écriture. Depuis le commencement, Michèle Cohen s’intéresse aux moments de jaillissement de l’art, quelque soient les époques ou les pays, et au caractère universel et intemporel de l’art. Elle cherche à construire un laboratoire de recherche interdisciplinaire et international, un espace de réflexion sur le processus de création.

Vue de La Non-Maison, Aix-en-Provence, 2017 © Melania Avanzato

Septembre 2007, marque le moment où Michèle Cohen décide de donner un lieu à LA NON-MAISON, qui ouvre au 22, rue Pavillon, à Aix-en-Provence parce qu’il nécessitait un point d’ancrage pour faire vivre davantage les relations entre public, œuvres, artistes, collectionneurs et lieux. Depuis 2011, avec le soutien de la Fondation Almayuda, le centre d’art ouvre la Résidence [43.5]. Parrainée par Bernard Marcadé, Bartolomeu Mari, Pascal Neveux et Bernard Plossu, LA NON-MAISON accueille désormais des artistes en résidence sur des périodes longues. Pendant trois mois, les artistes se voient accorder un temps de recherche, sans aucune obligation de production ou de monstration prédéfinie, le temps est libre et libre à chacun de l’utiliser comme il le souhaite. Depuis son ouverture, la Résidence [43.5] a reçu près d’une trentaine d’artistes, originaires du monde entier : Allemagne, Canada, Chine, Egypte, Espagne, France, Israël, Italie, Liban, Maroc, Mexique, Portugal, Sri Lanka, Tunisie, USA…

 

Parmi les projets les plus révélateurs de l’universalité et de l’humanité de ce micro centre d’art on peut parler de « Contrevoies » (2011-2012) ; « Jo le Rouge ou Le Marin de Gibraltar (2013-2014) et « Un coin du monde » (2016) qui ont rassemblé autour de même projets artistes résidents et extérieurs, commissaires d’exposition, écrivains, historiens de l’art et des institutions comme la Fondation Almayuda, le FRAC PACA et l’Université d’Aix-Marseille.

Michèle Cohen

Fondatrice et Directrice de LA NON-MAISON

 

Historienne d’art, commissaire d’exposition et directrice culturelle, elle est titulaire d’une Maîtrise de droit à l’Université d’Aix en Provence et d’histoire de l’art contemporain à l’Université de Paris IV Sorbonne, d’un Dess de gestion des entreprises culturelles à l’Université de Paris-Dauphine. Elle a été enseignante, attachée culturelle, et commissaire d’expositions pendant 20 ans.

ARTISTES REPRÉSENTÉS

Bernard Plossu

Expositions personnelles à La Non-Maison :

 

Jo le Rouge [ou Le Marin de Gibraltar], 2013

Montag[n]es, 2012

Impair & passe, 2011

Né en 1945 au Vietnam, il a consacré sa vie à voyager et à photographier ce qu’il voyait. Du Mexique, dont les images sont si célèbres, en passant par l’Italie, chère à son cœur, jusqu’au Havre où il a su saisir la poésie de la ville, peu de régions du monde ont échappé à son regard à la fois cultivé et distancié. Mais le photographe français entretient des relations privilégiées avec la Méditerranée. Cet espace mouvant, à la lumière crue et aux ombres pénétrantes, a beaucoup retenu ses pas. L’Espagne a même réussi à le garder quelques années, dans une petite maison d’Andalousie encore si présente dans sa conversation et ses rêves.

 

Bernard Plossu est représenté depuis 2007 par La Non-Maison dans la région PACA et membre du Comité de parrainage de La Résidence [43.5].

Patrick Sainton

Expositions personnelles à La Non-Maison :

 

Plier les gaules, 2017

Dont on fait les cabanes, 2015

Pommes & Circonstances, 2013

Né en 1956, il a commencé dans l’ennui puis bidouiller quelques petites choses que l’on peut rapprocher de l’art en attendant impatiemment que cette comédie se termine.

 

Patrick Sainton est un artiste plasticien mêlant à l’intérieur de ses productions artistiques le travail de l’écriture et celui de la couleur.

Serge Kantorowicz

Exposition personnelle à La Non-Maison :

 

Jo Le Rouge [ou Le Marin de Gibraltar], 2013

Né à Paris en 1942, Serge Kantorowicz est un peintre français d’origine polonaise. Il a étudié à l’Ecole Estienne des Arts Graphiques de 1958 à 1961 puis élève libre à l’École des Beaux-Arts de Bruxelles. Il a été nommé Chevalier des Arts et des Lettres. Depuis 2007, Serge Kantorowicz est représenté par La Non-Maison dans la région PACA.

Tadeusz Paczula

Exposition personnelle à La Non-Maison :

 

Sans-titre, 2014

Né en Pologne, Cracovie, en 1953, Tadeusz Paczula y étudie la médecine pendant trois ans, puis passe la frontière et voyage quelques années avant de s’installer à Paris. Là, il suit les cours du Département d’Études Cinématographiques de la Sorbonne Nouvelle. D’abord régisseur lumière pour le théâtre (Théâtre d’Edgar à Paris, Compagnie « L’Entreprise » de F. Cervantes), il a ensuite participé à plusieurs tournages cinématographiques en tant que photographe de plateau (« Cible émouvante », « Les apprentis » de Pierre Salvadori, « La femme défendue » de Philippe Harel,…).

Sandra Ancelot

Exposition personnelle à La Non-Maison :

 

La contre-voie amoureuse, 2012

Née en 1968, Sandra Ancelot est plasticienne et performeuse.

 

Elle considère l’art comme une expérience en forme d’écosystème. Sa pratique la conduit à intégrer toujours plus amplement la notion du mouvement qui, pour elle, est porteuse d’un geste dessiné. Elle développe le «dessin aérien» et elle met en place un langage graphique, dont le point de départ du trait correspond à un point d’ancrage dans le corps en mouvement. Elle génère des projets qui conjuguent plusieurs formes d’expression et de réflexion, cherchant, au travers de l’hybridation, à questionner et observer la capacité d’entendement et de perception. Elle propose dans ce sens la « Conférence Illustrée », traduction immédiate de la parole philosophique en un dessin vertical aérien, des conférences/performances autour de la question des processus de la fabrication de l’oeuvre. Depuis 1999, elle s’est engagée dans l’enseignement en partageant ses champs d’investigations et ses modes opératoires.